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04.03.2008
J’ai quitté Cecchini
Ça y est, la saison a repris. Après le Tour de Valence pour me roder, mon premier véritable objectif de la saison sera Paris-Nice. Je crois qu’il sera encore trop tôt pour penser à la victoire finale mais j’aimerais bien y gagner une étape. Je préfère disputer « la course au soleil » à Tirreno-Adriatico que je trouve plus dangereuse, plus nerveuse, et un peu moins prestigieuse. Et puis Paris-Nice ce sera déjà un premier pas en France avant les grands Tours.
J’hésite encore entre la France et l’Italie, j’attends de recevoir l’invitation des organisateurs du Tour et je veux en parler avec Giuseppe Saronni, j’aimerais réaliser un grand Giro où j’ai une revanche à prendre et venir au Tour en 2009. Mais le parcours du Tour cette année, avec moins de contre-la-montre m’attire, je sais que de toute façon je n’en disputerai qu’un seul, où j’ai l’intention de me battre, parce qu’ensuite je veux briller aux Jeux olympiques et au Mondial à Varese, pas très loin de chez moi. En ce qui concerne mon programme je dois vous dire que le début de saison sera important avec mes trois classiques préférées : Liège-Bastogne-Liège, la Flèche wallonne et l’Amstel Gold Race.
Je dois vous confier également que j’ai changé mon entraînement, je suis revenu à mes premières habitudes, aux sensations et aux longues distances plutôt que de (trop) travailler le contre-la-montre. J’ai pris des distances avec Giuseppe Martinelli, je l’estime beaucoup mais je devais m’assumer, je lui ai dit que je voulais désormais décider seul de mes choix et ainsi, si je me trompe, je sais que j’en serai l’unique responsable et cela m’aidera à grandir. Lorsqu’on comprend ses erreurs, on mûri. Depuis ma deuxième victoire au Giro di Lombardia j’ai acquis plus de confiance. Ce succès, je l’attendais pour effacer mes échecs de la saison.
J’ai également stoppé ma collaboration avec le docteur Cecchini, pour respecter le règlement de l’UCI qui oblige toute l’équipe à n’avoir qu’un seul et même préparateur. Nous avons choisi Sergio Gelati que Saronni côtoyait lorsqu’il courait. Je n’ai rien à reprocher à Cecchini, je me contentais de suivre ses plans d’entraînement, pas plus, je ne le cachais pas. Maintenant on tourne la page. Mais je suis très préoccupé par l’avenir de notre sport, je suis, bien sûr, favorable aux contrôles, je crois que les coureurs devraient s’exprimer et élire un représentant pour se faire entendre.
Recueilli par Jean-Paul Vespini
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